Protoman de Mai
Monsieur Mouch
Au printemps 2011, Archie, petit âne en pâte à modeler avait débarqué de Nantes sur l’écran du festival Prototype. Il avait conquis les foules et était reparti avec le prix du public et le Prototype d’or. Rencontre avec son auteur, le conteur Monsieur Mouch.
Archie (l’histoire d’un âne) est-il ton premier film-conte ?
C’est en tout cas, le premier film que je fais à partir d’une histoire que je raconte sur scène, et surtout mon premier film d’animation. Avant j’avais fait quelques bricolages, du stop motion, des jeux de montage (dont un diffusé sur Canal+ en 2009, dans Les Films faits à la maison, À Poils). C’était un rêve de gosse que de faire un film en pâte à modeler. Je savais que c’était un boulot de titan, alors j’ai fait des choix : deux types de personnages, les loups, les moutons, et Archie, l’âne. J’ai choisi cette histoire parce que je crois en ce que j’y dis, et aussi parce que j’imaginais très bien les personnages et les décors. Je l’avais en tête avant même de commencer. La dernière scène du film montre les conditions de tournage, qui a duré 4 jours, avec un mois de préparation (en glandant parfois devant la télé à modeler de la pâte…).
Le conte s’écoute, c’est une écriture très visuelle avec des tas de mots qui “donnent à voir”. Lorsque tu passes à une mise en image filmée est-ce que les mots changent, s’adaptent ? Est-ce que le rythme de l’histoire change ?
J’avoue que pour ce film-là, comme il y avait plein de contraintes que j’ignorais, dues à l’animation en pâte à modeler. J’ai dû improviser une méthode. J’ai commencé par enregistrer le texte et j’ai fait les images en fonction du timing des mots. Au départ, c’est un texte que j’avais écrit pour un fanzine à Nantes (Le Sauvage) sur un thème imposé. Pour le film, c’est quasiment le même, mais je le joue aussi sur scène et là il y a pris d’autres couleurs avec la confrontation directe au public, j’y ai ajouté quelques “âneries”. C’est dur de ne pas céder au cabotinage !
Ton premier court métrage (Bordée Débordée) était quasi-muet, une manière d’apprivoiser les images ?
C’est en effet, mon premier court “construit”. J’avais envie d’un noir & blanc muet, et cette histoire collait parfaitement. C’était une idée de ma femme (qui joue dedans) et elle était assez claire pour ne pas avoir besoin de mots. J’aime expérimenter des manières, des genres, et c’était surtout une occasion de faire un film en famille
Le conteur est souvent seul sur scène, le réalisteur-conteur est-il aussi solitaire ?
Je suis de nature assez solitaire, et pas que pour ces activités. Cette année par exemple, je construis notre maison, et encore une fois, je fais tout, tout seul. J’espère que ce sera quand même moins à l’arrache qu’Archie… (sourire !)
Comment est né ton projet “Rendez-vous conte”, série de contes filmés diffusés sur de nombreuses télévisions locales françaises ?
J’avais un stock d’histoires que je ne raconte jamais sur scène. Je suis allé voir un ami pour qui j’ai joué dans quelques Kino et je lui ai proposé d’en faire une série. On a fait deux pilotes qui ont dormi un peu, et puis, un an plus tard, il a trouvé une prod nantaise (La Vidéo Superette) qui bossait déjà pour TéléNantes. Le marché des chaînes locales a fait le reste. Nous cherchons d’ailleurs à revendre la série (2 saisons, 48 épisodes de 3 minutes) aux chaînes qui ne l’ont pas encore diffusée.
Quelles histoires prépares-tu en ce moment ?
Je bosse deux nouveaux spectacles dans le cadre d’un projet initié par les pontes du conte en France (Yannick Jaulin et Abbi Patrix). Ils seront prêts cet automne. Il s’agit pour le premier d’un Ciné-Concert complètement absurde et que j’espère d’ailleurs faire tourner dans les festivals de cinéma. J’aime passer d’un milieu à l’autre, le conte, le slam, le théâtre, la musique, le cinéma… Ils sont souvent malheureusement étanches les uns aux autres.
Et le deuxième est un spectacle seul-en-scène où je raconte l’histoire d’un futur papa dans une maternité. Dans les derniers moments avant de devenir père, ses pensées le ramènent aux origines de l’Homme moderne. C’est un délire qui mélange une histoire d’accouchement vue par un homme et la vie du dernier homme de Neandertal.
Bref, ça bosse dur !
Voir le site de Monsieur Mouch.
Archie (l’histoire d’un âne) est-il ton premier film-conte ?
C’est en tout cas, le premier film que je fais à partir d’une histoire que je raconte sur scène, et surtout mon premier film d’animation. Avant j’avais fait quelques bricolages, du stop motion, des jeux de montage (dont un diffusé sur Canal+ en 2009, dans Les Films faits à la maison, À Poils). C’était un rêve de gosse que de faire un film en pâte à modeler. Je savais que c’était un boulot de titan, alors j’ai fait des choix : deux types de personnages, les loups, les moutons, et Archie, l’âne. J’ai choisi cette histoire parce que je crois en ce que j’y dis, et aussi parce que j’imaginais très bien les personnages et les décors. Je l’avais en tête avant même de commencer. La dernière scène du film montre les conditions de tournage, qui a duré 4 jours, avec un mois de préparation (en glandant parfois devant la télé à modeler de la pâte…).
Le conte s’écoute, c’est une écriture très visuelle avec des tas de mots qui “donnent à voir”. Lorsque tu passes à une mise en image filmée est-ce que les mots changent, s’adaptent ? Est-ce que le rythme de l’histoire change ?
J’avoue que pour ce film-là, comme il y avait plein de contraintes que j’ignorais, dues à l’animation en pâte à modeler. J’ai dû improviser une méthode. J’ai commencé par enregistrer le texte et j’ai fait les images en fonction du timing des mots. Au départ, c’est un texte que j’avais écrit pour un fanzine à Nantes (Le Sauvage) sur un thème imposé. Pour le film, c’est quasiment le même, mais je le joue aussi sur scène et là il y a pris d’autres couleurs avec la confrontation directe au public, j’y ai ajouté quelques “âneries”. C’est dur de ne pas céder au cabotinage !
Ton premier court métrage (Bordée Débordée) était quasi-muet, une manière d’apprivoiser les images ?
C’est en effet, mon premier court “construit”. J’avais envie d’un noir & blanc muet, et cette histoire collait parfaitement. C’était une idée de ma femme (qui joue dedans) et elle était assez claire pour ne pas avoir besoin de mots. J’aime expérimenter des manières, des genres, et c’était surtout une occasion de faire un film en famille
Le conteur est souvent seul sur scène, le réalisteur-conteur est-il aussi solitaire ?
Je suis de nature assez solitaire, et pas que pour ces activités. Cette année par exemple, je construis notre maison, et encore une fois, je fais tout, tout seul. J’espère que ce sera quand même moins à l’arrache qu’Archie… (sourire !)
Comment est né ton projet “Rendez-vous conte”, série de contes filmés diffusés sur de nombreuses télévisions locales françaises ?
J’avais un stock d’histoires que je ne raconte jamais sur scène. Je suis allé voir un ami pour qui j’ai joué dans quelques Kino et je lui ai proposé d’en faire une série. On a fait deux pilotes qui ont dormi un peu, et puis, un an plus tard, il a trouvé une prod nantaise (La Vidéo Superette) qui bossait déjà pour TéléNantes. Le marché des chaînes locales a fait le reste. Nous cherchons d’ailleurs à revendre la série (2 saisons, 48 épisodes de 3 minutes) aux chaînes qui ne l’ont pas encore diffusée.
Quelles histoires prépares-tu en ce moment ?
Je bosse deux nouveaux spectacles dans le cadre d’un projet initié par les pontes du conte en France (Yannick Jaulin et Abbi Patrix). Ils seront prêts cet automne. Il s’agit pour le premier d’un Ciné-Concert complètement absurde et que j’espère d’ailleurs faire tourner dans les festivals de cinéma. J’aime passer d’un milieu à l’autre, le conte, le slam, le théâtre, la musique, le cinéma… Ils sont souvent malheureusement étanches les uns aux autres.
Et le deuxième est un spectacle seul-en-scène où je raconte l’histoire d’un futur papa dans une maternité. Dans les derniers moments avant de devenir père, ses pensées le ramènent aux origines de l’Homme moderne. C’est un délire qui mélange une histoire d’accouchement vue par un homme et la vie du dernier homme de Neandertal.
Bref, ça bosse dur !
Voir le site de Monsieur Mouch.
Prototypes Productions
Pigeons
Le pilote de la série Les Pigeons d'Élise Chabert & Josselin Béliah est sélectionné au Stuttgart International Festival of Animated Film, en Allemagne.

Prototypes Productions
Patakès
Patakès de N. Bianco-Levrin & J. Rembauville est sélectionné au festival Ciné-Jeune (avril) et à Be There ! Corfu Animation Festival (avril - Grèce). Le film a reçu le Prix du jury au festival Négociné, puis le 3e prix au festival le Court nous tient.

